VIH/Hépatites
Hépatites virales : quel rapport avec le VIH ?
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Les hépatites virales sont des maladies du foie dues à des virus. Parmi les personnes atteintes par le VIH, plus d’une sur cinq est aussi atteinte par une ou plusieurs hépatites (C, B, parfois D). Et, la présence du VIH entraîne une évolution souvent plus rapide de l’hépatite virale. Contrairement à l’idée généralement admise qui consiste à croire que le teint d’une personne atteinte d’hépatite devient rapidement jaune et que cela se repère donc facilement, on peut être porteur du virus et développer la maladie sans s’en rendre compte pendant plusieurs années.
Le dépistage est donc impératif !
Si ce dernier est négatif pour l’hépatite B, il est recommandé de se faire vacciner. De même, il est recommandé de se faire vacciner contre l’hépatite A (ce type d’hépatite à des conséquences plus graves, notamment sur le foie, pour les personnes infectées par le VIH).
Comment surveiller l’hépatite ?
L’évolution de l’hépatite se fait sur des années – y compris chez les personnes atteintes du VIH.
Son évolution peut en partie être évaluée par le bilan sanguin “classique”.
Mais le médecin aura souvent besoin d’informations plus précises qui seront fournies par un Fibrotest/Actitest (ou autres tests spécialisés à partir de bilans sanguins) associé à un Fibroscan (sorte d’échographie du foie). Parfois (rarement) une biopsie du foie s’avère nécessaire. On prélève (Sans douleur et sans risque ! Ne paniquez pas !) un minuscule fragment de foie à l’aide d’une aiguille. Cette petite intervention de très courte durée se fait sous anesthésie locale ou anesthésie générale légère.
Hépatites et traitement anti-VIH
De nombreux médicaments anti-VIH demandent une surveillance du foie par bilan sanguin. Ces bilans doivent être répétés chez les personnes atteintes d’hépatite.
En effet, le virus de l’hépatite agresse principalement le foie.
Il entraîne le remplacement des cellules du foie par des fibres qui, peu à peu, vont former une cicatrice : c’est la fibrose. Lorsque la fibrose occupe la majeure partie du foie, on parle de cirrhose.
De fait, même si cette pathologie est en général associée à une forte consommation d’alcool, elle peut également se développer chez une personne atteinte d’hépatite ne buvant que du Volvic !
En cas de cirrhose, le foie élimine moins vite certains médicaments et, à l’inverse, en élimine d’autres plus vite. Les interactions, c’est-à-dire la perte ou la modification de l’effet d’un médicament provoquée par un autre médicament, sont accentuées.
Dès lors, tous les médicaments, même ceux à base de plantes, les somnifères, les anti-douleurs, etc, peuvent devenir toxiques.
Il est donc indispensable de parler à son médecin de tout ce que l’on prend, y compris les petites pastilles en vente libre, et même si cela semble sans importance. Faites-lui confiance ! Il ne pourra mettre sa science au service de votre santé que si vous ne lui cachez rien !
Le traitement contre l’hépatite C dure environ un an chez les personnes atteintes par le VIH. Dans de nombreux cas, il permet une véritable guérison, en clair : on se débarrasse du virus.
Les effets indésirables
Chacun réagit différemment au traitement contre l’hépatite C. Et, Parmi les effets indésirables fréquents, on trouve, la fatigue, l’état grippal (fièvre, frissons, sueurs…), les troubles de l’humeur (idées noires, dépression, nervosité, irritabilité…), l’anémie (baisse des globules rouges), la perte d’appétit et de poids, la baisse du désir sexuel.
C’est pourquoi avant de commencer un traitement, il est, là encore, très important de parler avec son médecin. Lui seul pourra donner les bonnes solutions pour mieux gérer ces effets indésirables. Et si l’on travaille, on pourra demander, au besoin, un temps partiel thérapeutique, pendant six mois ou un an, ou un arrêt de travail.
Certains médicaments peuvent provoquer des troubles de l’humeur. La personne devient agressive, colérique, s’emporte rapidement et/ou sombre dans des états de dépression. Il ne faut absolument pas laisser ces troubles s’aggraver. On sait maintenant que c’est bien le traitement qui les provoque.
Tout d’abord, ces troubles risquent de vous saper le moral. Ensuite, ils risquent de vous causer des problèmes avec votre entourage.
Les proches ou les collègues de travail acceptent difficilement qu’un médicament puisse rendre agressif ou déprimé, même si c’est la pure vérité. Les psychologues, les psychiatres, connaissent bien ce type de problèmes. Et leur rendre une petite visite pour en discuter n’a rien de déshonorant. De même, pousser leur porte deux ou trois fois ne veut pas dire s’embarquer pour quinze ans de psychanalyse ! Ils sont vraiment à même d’entendre ce type de problèmes, de comprendre qu’il s’agit d’un petit passage difficile et vous aideront, très simplement, à le surmonter.
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