Documentation
Pour en savoir plus sur le VIH et l’actualité régionale, nationale et internationale
ACTIF SANTE a édité une brochure, conçue et réalisée par des personnes vivant avec le VIH et/ou une hépatite, en collaboration avec le Docteur Jean Michel Dariosecq, rappelant les informations essentielles sur les Antirétroviraux.
Dans un format de poche, 26 petites fiches constituent un aide-mémoire destiné à permettre aux patients de mieux échanger avec leur médecin. C’est un aide-mémoire de poche, bien sûr il ne se substitue pas aux documents officiels.
» Les médicaments antirétroviraux » à destination des patients
Novembre 2011: Instructions de la DGS relative aux recommandations pour émettre les avis médicaux concernant les étrangers malades atteints de pathologie graves.
Accéder au document: ici
En Auvergne, 40 découvertes de séropositivité VIH ont été signalées en 2009. Sur la période 2003-2009, les principales caractéristiques sont : 73 % sont des hommes ; 66 % des hommes ont été contaminés par rapports homosexuels ; 46 % des contaminations chez les femmes concernent des personnes de nationalité d’un pays d’Afrique subsaharienne.
La file active dans les centres hospitaliers généraux d’Auvergne et au CHU de Clermont-Ferrand est de 979 patients séropositifs au VIH, dont 720 suivis au CHU. Parmi les 720 patients séropositifs au VIH suivis en 2009 au CHU de Clermont-Ferrand, 78 % sont domiciliés dans le Puy-de-Dôme, 11 % dans l’Allier, 2 % en Haute-Loire, 3 % dans le Cantal et 6 % dans un département voisin. La file active est majoritairement composée d’hommes.
Depuis le début de l’épidémie en Auvergne, 619 cas de sida ont été notifiés ; parmi eux, 301 sont décédés. Depuis 1994, le nombre de notifications de cas de sida et le nombre de décès ont fortement diminué.
L’enquête « Vie positive » menée par Aides Auvergne met l’accent sur la thématique fatigue et qualité de vie. Il ressort de cette enquête que l’expression de la fatigue est un marqueur important pour discriminer ce qui pourrait être nommé une bonne ou une mauvaise qualité de vie.
VIH et Sida : situation épidémiologique en Auvergne Année 2009
Actualité du : 30/11/2010
Source OBRESA (Observatoire régionale de la Santé en Auvergne: www.ors.auvergne.org)
L’InVS a fait paraitre dernièrement les données du VIH/SIDA en France à l’heure actuelle, déclinées par Corevih et issues de systèmes de surveillance coordonnés:
Données épidémiologique VIH/SIDA en France.
Par ailleurs, des données nationales et régionales sont aussi disponibles sur le site web de l’InVS (voir page).
Pour connaître les données détaillées de la région Auvergne Loire, veuillez consulter le bilan d’activités 2009 du Corevih (Bilans et rapports).
Plan national de lutte contre le VIH/SIDA et les IST 2010-2014
Aujourd’hui, en France, on compte près de 7 000 nouvelles infections par le VIH chaque année. Environ 40 000 à 50 000 personnes sont infectées par le VIH sans le savoir.
Pour une personne sur cinq, le diagnostic est encore trop tardif, et pourtant le bénéfice d’une prise en charge précoce, et la plus précoce possible, est bien démontré.
À la lumière des nombreux avis et recommandations qui ont été portés à la connaissance des autorités sanitaires, il s’agit de définir un plan VIH/IST 2010–2014 novateur qui vise à infléchir radicalement en 5 ans, la dynamique de l’épidémie VIH, de réduire la morbidité et la mortalité liées au VIH et au SIDA mais aussi, de combattre les autres infections sexuellement transmissibles (IST). Il s’agit tout d’abord de développer une action audacieuse en direction de l’ensemble de sa population afin de lutter contre la diffusion de l’épidémie. En effet, traiter, c’est d’abord dépister. Il faut dorénavant banaliser le dépistage en direction de la population générale, pour que chacun prenne conscience qu’il peut être concerné. Dans ce cadre, la recommandation d’un dépistage proposé à l’ensemble de la population hors notion d’exposition à un risque, et plus régulièrement pour certaines populations ou dans certaines circonstances (telles que la grossesse), sera mise en œuvre.
Ensuite il devient nécessaire de renforcer l’action en direction de groupes les plus vulnérables et notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH). Il s’agit de prendre en compte l’urgence sanitaire que constitue la diffusion de l’épidémie chez ces personnes, pour lesquelles l’incidence annuelle du VIH est de 1 %, soit 200 fois celle de la population hétérosexuelle française. En ce sens, des actions concrètes en direction de ces personnes seront mises en œuvre, de la prévention aux soins. Pour cela, une nouvelle forme de dépistage doit être mise en œuvre : celui réalisé par des non-professionnels de santé. Un tel dépistage, rendu possible par les associations elles-mêmes, constitue une grande nouveauté dans notre système de santé car il permet d’aller à la rencontre, en complémentarité du dépistage effectué dans le système de soin, des personnes qui n’accèdent pas à ce dernier.
Nous avons la chance, grâce en particulier à la formidable mobilisation des soignants et des associations, de bénéficier d’un dispositif performant. Le plan devra s’adosser à ce dispositif. En particulier, la mise en œuvre du plan par les nouvelles agences régionales de santé s’appuiera sur les Coordination Régionale de lutte contre l’infection à VIH (COREVIH).
Les 5 axes stratégiques du plan sont :
Axe 1 : Prévention, information, éducation pour la santé
Axe 2 : Dépistage
Axe 3 : Prise en charge médicale
Axe 4 : Prise en charge sociale et lutte contre les discriminations
Axe 5 : Recherche et observation
Et la déclinaison des programmes populationnels est la suivante :
- Programme en faveur des migrants
- Programme en faveur des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), et des lesbiennes, bisexuel(le)s et transsexuel(les) (HSH et LBT)
- Programme en direction des personnes usagères de drogues
- Programme en direction des personnes qui se prostituent

COMMUNIQUE DE PRESSE
AVIS CONJOINT
DU CONSEIL NATIONAL DU SIDA
ET DE LA CONFERENCE NATIONALE DE SANTE
RELATIF AU PROJET DE PLAN NATIONAL VIH/SIDA – IST 2010-2014.
28/06/2010
Le Conseil national du sida et la Conférence nationale de santé ont rendu public l’Avis conjoint de la Conférence nationale de santé et du Conseil national du sida sur le projet de plan national VIH/sida-IST 2010-2014.
Saisies par la direction générale de la santé, les deux instances jugent le projet de plan incapable de répondre aux enjeux actuels de la lutte contre le sida et les IST.
Elles soulignent notamment que le projet, contre l’ensemble des avis experts, n’engage pas la redéfinition radicale attendue de la politique de dépistage. Celle-ci permettrait de bénéficier de l’intérêt du traitement sur le risque de transmission et constitue la seule stratégie à même de faire régresser l’épidémie. Les messages de prévention doivent être redéfinis en conséquence.
L’avis regrette également les contradictions persistantes entre les politiques de santé et les autres politiques publiques, en particulier de sécurité et d’immigration. Il appelle à lever ces contradictions pour garantir un accès universel à la prévention et aux soins.
Sur le plan international, l’avis déplore « l’effondrement du leadership de la France à la fin des années 2000 » et appelle à un sursaut lors de la prochaine présidence française du G20.
Au regard de ces éléments, le Conseil national du sida et la Conférence nationale de santé appellent les pouvoirs publics à une révision en profondeur du projet de plan national que les deux instances estiment indispensable.
Télécharger l’intégralité de l’avis conjoint.
CONSEIL NATIONAL DU SIDA
39-43, quai André Citroën 75 902 Paris cedex 15 T. : 33 (0) 1 40 56 68 50 www.cns.sante.fr
CONFERENCE NATIONALE DE SANTE
Direction générale de la santé Secrétariat de la Conférence nationale de santé (D.P. 1) 14 avenue Duquesne 75 350 Paris 07 SP www.sante-sports.gouv.fr/conference-nationale-de-sante-c-n-s.html



