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  VIH ET SEXUALITE  

 
Vie intime : les troubles de la vie affective et sexuelle
 
Les troubles de la vie affective et sexuelle :
est-ce la faute au traitement ?
 
D’après certaines recherches, les médicaments anti-VIH n’auraient pas de conséquences directes sur la sexualité. En revanche, les troubles dus à l’infection par le VIH ou aux effets indésirables peuvent avoir un effet négatif sur la sexualité : inconfort physique, douleurs, modification du corps…
 
D’autres médicaments peuvent avoir un effet sur le désir, sur ses manifestations physiques ou sur l’orgasme : traitements de l’anxiété, de la dépression, de l’insomnie, certains médicaments contre l’hypertension artérielle, contre les graisses du sang… C’est souvent indiqué sur la notice et l’effet varie d’un médicament et d’une personne à l’autre.
 
N’ayez pas peur d’évoquer ces troubles avec votre médecin, il en a vu et entendu d’autres !
 
Et surtout, ne les laissez pas vous submerger l’esprit. Ils peuvent non seulement avoir des conséquences fâcheuses au sein du couple et ils risquent d’émousser votre confiance en vous lors des relations sexuelles. Garder la chose pour soi, par pudeur, ou parce que cela ne regarde personne, serait une erreur.
 
En effet, gérer son VIH, c’est aussi savoir aborder les questions intimes avec ses proches ou avec son médecin. 
 
Nous ne le dirons jamais assez , et, au risque de nous répéter, sachez qu les associations d’aide aux personnes touchées par le VIH sont particulièrement compétentes pour aborder ce type de questions.
 
Oubliez donc les «a priori» que vous pouvez éventuellement avoir à leur sujet, et osez pousser leur porte !
 
VIH et sexualité, ma relation à l’autre
 
Nous venons de le voir, les causes des problèmes sexuels peuvent être liées aux médicaments anti-VIH. Toutefois, des sentiments de honte, de culpabilité, de colère, ou tout simplement la peur de contaminer le ou les partenaires provoquent également des troubles…
 
Les savants parlent de «résonance psychique». Cette expression est assez claire : la maladie ne cesse en effet de résonner dans la tête comme un insupportable écho et va jusqu’à provoquer des troubles. C’est aussi ce que l’on appelle plus communément «la pression».
 
La contamination au VIH, les traitements, l’angoisse du futur, au niveau de la santé, du travail, de la vie en général, exercent une pression considérable sur la personne. Et c’est parfois cette pression qui provoque les troubles.
 
Nous donnerons ici encore le même mot d’ordre, à savoir : quelle que soit la personne à qui vous choisissez d’en parler, au médecin, à un membre d’association, au psychologue, etc,
 
OSEZ EN PARLER !
 
Qu’est-ce que la sexologie ?
 
Le sexologue est peut-être le spécialiste auquel on pense le moins dans ce type de cas. Il est pourtant la personne indiquée pour évoquer les troubles de la sexualité, même lorsque ceux-ci sont provoqués par le traitement. Vouloir améliorer sa sexualité demande de réapprendre à aimer son corps, à se remettre en situation de personne désirée et désirante. C’est aussi un travail sur l’estime et l’image de soi. Et ce professionnel est là pour vous écouter et répondre à vos questions.
 
Il ne vous jugera ni ne vous fera la morale (s’il le fait, fuyez !)
 
En individuel ou en couple, on parlera perte du désir ou éjaculation précoce par exemple. On pourra aussi aborder les problèmes relationnels et affectifs, au sein du couple ou avec les partenaires occasionnels, et cela quelle que soit son orientation sexuelle. Et, contrairement à la caricature qui en est faite au cinéma ou à la télévision, le sexologue sera souvent un véritable atout de votre parcours de santé VIH.
 
La sexologie, est une science. Elle vise à prendre en charge les troubles de la sexualité humaine, qu’ils soient organiques ou psychologiques. En France, le titre de sexologue n’est pas protégé par la loi. La plupart des sexologues sont médecins. Toutefois, l’Ordre des médecins reconnaît la sexologie comme une compétence et non comme une spécialité.
 
D’autres professionnels (les psychologues par exemple) se forment à la sexologie et sont, dans l’ensemble, tout à fait compétents. Il appartient ensuite à chacun de choisir la personne qui lui correspondra le mieux, celle avec laquelle on se sentira le plus en confiance.
 
Attention ! Bien se renseigner, lors de la prise de rendez-vous, sur le montant des honoraires et sur la possibilité, ou non, d’obtenir un remboursement. Ce critère peut aussi faire partie du choix !
 
Médicaments de l’érection
 
Nous l’avons vu lorsque nous avons évoqué les «interactions médicamenteuses», le traitement anti-VIH est particulièrement difficile à doser et ne doit pas subir de baisse d’efficacité à cause de médicaments, remèdes à base de plantes, pastilles diverses, etc. Plusieurs médicaments de l’érection ont des interactions avec le traitement. On peut quand même les prendre, mais à la dose la plus faible. En revanche, ne jamais prendre de “poppers” (un stimulant sexuel à respirer) avec un médicament de l’érection : risque de problème cardiaque grave.
 
Ne craignez pas d’en parler ouvertement avec le médecin ! Cela vous permettra d’obtenir ses conseils et de gérer, avec lui, des dosages qui ne perturberont pas le traitement tout en garantissant l’amélioration de la performance sexuelle. Vous avez donc tout à gagner !
 
Enfin, il existe des traitements locaux de l’érection, en injections ou comprimés à placer dans la verge. Leur utilisation demande un apprentissage.
 
Et les femmes ?
 
Il n’existe pas actuellement de médicament spécifique de la sexualité féminine, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait rien à faire !
 
Consulter son gynécologue peut s’avérer utile, surtout si l’on éprouve un désagrément physique (irritations, sécheresse vaginale, douleur…).
 
Des groupes de femmes se réunissent dans des associations comme AIDES : on peut, si on le souhaite, y parler de sexualité et bénéficier de l’expérience des autres femmes.
 
Il n’existe pas de médicaments pour restaurer le désir ! Le désir est en effet est une construction psychologique complexe et en cas de troubles, consulter un sexologue pour en parler peut être judicieux.


Bilans à réaliser : Bilan gynécologique

(extrait de "Carnet de route" rédigé par B. Canet et B. Loze, IDE, édité par Gilead)
 
Un bilan gynécologique annuel sera réalisé systématiquement. Ce bilan comporte certains examens.

Frottis cervico vaginal
 
Cet examen systématique permet d'obtenir certaines informations sur le col de l'utérus et notamment de dépister d'éventuelles anomalies du col de l'utérus, dont le traitement peut éviter la survenue d'un cancer.
C'est un prélèvement superficiel au niveau du col de l'utérus, à l'aide d'un écouvillon, pour recueillir des cellules qui vont être examinées au microscope dans un laboratoire spécialisé.
Celui-ci peut parfois être un peu désagréable selon les individus.

Colposcopie

 
Cet examen gynécologie est pratiqué à l'aide d'un instrument optique grossissant appelé colposcope. Il consiste à observer le col de l'utérus ainsi que le vagin pour rechercher - repérer sur ces organes des lésions suspectes (inflammatoires, précancéreuses ou cancéreuses) et ensuite pratiquer des biopsies (prélèvements) de ces lésions. 
La colposcopie peut se pratiquer quel que soit le jour du cycle, sauf pendant les règles.
Comme pour un examen gynécologique classique, le médecin introduit un spéculum dans le vagin. Il applique ensuite des produits colorants sur le col destinés à mieux faire ressortir d'éventuelles anomalies. La colposcopie n'est pas plus inconfortable qu'un examen gynécologique classique. Une biopsie (prélèvement de tissu) peut éventuellement être pratiquée lors de cet examen.


Bilan proctologique
Toutes les personnes séropositives devraient être suivies sur le plan proctologique : la population masculine homosexuelle de façon systématique, puis à un moindre degré la population masculine hétérosexuelle et la population féminine.
La rencontre avec les papillomavirus (HPV) est fréquente. Les lésions dues à ces virus se manifestent sous forme de condylomes anaux, excroissances ressemblant à des verrues en forme e crête-de-coq, sur lesquelles des tumeurs peuvent se développer.


Anuscopie

C'est un examen proctologique pour dépister les lésions précancéreuses dues au virus HPV.
Il permet l'examen visuel direct de la muqueuse anale et du bas rectum à l'aide d'un anuscope, muni d'une lumière. Cet examen, même s'il peut être désagréable, est indolore et ne nécessite aucune préparation.

Pour en savoir plus : Société Nationale Française de Coloproctologie (www.snfcp.org)


 
Informations pratiques : Sexologie et vie intime
  
 
CLERMONT-FERRAND
 
Centre Hospitalier Universitaire Gabriel Montpied
Service Maladies Infectieuses
04 73 75 49 31
Mme Corinne DALLA ZANNA (psychologue)
Consultation le vendredi matin
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SAINT-ETIENNE
 
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Actis (Dr Luis Vasquez) 04 77 12 77 22
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